La question des nuisances liées au trafic aérien de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, subies par la population valdoisienne, est l'une des plus importantes problématiques du Val d'Oise.
10 ans de motions, 10 années de débats, des dizaines de rencontres avec les pouvoirs publics et politiques français et européens. Depuis 1995, le Conseil général du Val d’Oise ne cesse de demander la réalisation d’un troisième aéroport dans le Grand Bassin Parisien.
Promis par l’Etat en 1996, abandonné en 2001, promis à nouveau puis réabandonnéaujourd’hui, pour François SCELLIER, Président du Conseil général du Val d’Oise, ce dossier du 3ème aéroport est une nécessité absolue car les populations riveraines ne sauraient supporter une aggravation réelle des nuisances subies.
Au-delà de l’action menée depuis des années de soutien aux associations, d’indemnisation de riverains, d’interventions auprès des Gouvernements et des ministres ; au-delà de la forte activité de lobbying menée auprès de l’Europe, il convient désormais d’aller plus loin.
François SCELLIER a proposé à l’Assemblée départementale lors de la séance publique du 16 décembre 2005 de lui donner mandat afin d’engager devant les tribunaux toute action susceptible de contraindre l’Etat à entendre les justes demandes des Valdoisiens. Pour le Président du Conseil général du Val d’Oise, "On peut en effet espérer que cette attitude de fermeté conduira l’Etat à prendre enfin les dispositions qui s’imposent et que chaque Valdoisien attend".
Le Conseil général du Val d’Oise vient de franchir une nouvelle étape sur le plan européen, car c’est à ce niveau que sont élaborées les réglementations, en déposant une plainte auprès de la Commission européenne. Cette démarche va permettre à la Commission de demander des comptes à l’Etat français sur l’application faite en France des directives européennes relatives au bruit et sur les règles et procédures concernant les restrictions d’exploitation liées au bruit. Si la Commission considère que la France a mal appliqué ces deux directives et n’a pas pris les mesures nécessaires pour protéger les populations, elle pourra introduire auprès de la Cour de Justice des Communautés européennes (CJCE) un recours en manquement contre l’Etat Français, ce qui pourrait conduire à le sanctionner (condamnation du Luxembourg en juin 2006, pour défaut de transposition de la directive 2002/30/CE).
(Source : valdoise.fr)
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