Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /Mars /2009 00:00

Bonjour Monsieur T...

Effectivement, votre question est ouverte et vaste.

Sur le principe, je suis tout à fait favorable à la notion d’intercommunalité.

Depuis la création de la Communauté de communes du Parisis, en tant que Conseiller général du canton de Cormeilles-Montigny (2001-2008), j’ai fortement soutenu cette volonté.

A l’époque, j’avais même insufflé avec Monsieur Le Sous-préfet d’Argenteuil, Jean-Pierre Maurice, la mise en place de réunions avec les quatre maires (avant qu’ils ne soient six), pour que le Conseil général se mobilise dans le cadre d’une étude prévue par la Région et le Département, en terme de projets intercommunaux.

Et voici la transition, et le côté moins positif de ma réponse : la notion de projets d’intérêts communautaires.

J’ai plus l’impression et le déplore, qu’aujourd’hui, dans le cadre de notre Communauté de communes du Parisis, nous soyons dans une addition de projets de villes, et non de vrais projets intercommunaux.

Nous l’avons particulièrement bien vu lors de la réflexion sur la construction d’un équipement aquatique structurant pour les six communes : Montigny-lès Cormeilles, Cormeilles-en-Parisis, La Frette-sur-Seine, Herblay, Beauchamp et Pierrelaye.

La réponse intercommunale qui a d’ailleurs été votée une première fois à la majorité de la Communauté de Communes, aurait été un seul équipement majeur : taille, capacité, horaires d’ouverture, localisation…, par ailleurs préconisé et soutenu financièrement par le Conseil général du Val d’Oise et la Région Ile-de-France.

Au lieu de cela, nous nous dirigeons vers la construction de trois petits équipements, de taille communale, et qui ne correspondent plus à la demande des utilisateurs d’aujourd’hui.

De plus, la vraie question à se poser est : est-ce normal que la Communauté des six villes paye des équipements que certaines villes, alors qu’elles en avaient les capacités financières, n’ont pas voulu s’offrir à l’époque ? Moi, je réponds, non !

Enfin, sans être mono-manique, Monsieur T..., c’est particulièrement Robert Hue qui a dévoyé le principe d’intercommunalité, en refusant notamment cette grande piscine intercommunale (peut-être parce qu’elle aurait dû se trouver à Herblay), mais également en refusant l’adoption de compétences majeures et structurantes pour les six villes, comme l’habitat par exemple. Ce qui a pour conséquence que notre intercommunalité piétine, sans réelle identité ni valeur ajoutée.

Pour conclure sur un ton plus positif, je dirais que la Communauté de Communes du Parisis est encore jeune. Même si, lors des élections municipales de l’année dernière elle n’a pas été au cœur du débat, dans cinq ans, alors que nous serons en plein sur la mise en application de la rationalisation des strates administratives de notre pays, la prise en compte de son bilan à 10 ans devra être déterminante dans nos choix politiques.

Bien sincèrement.

Par Christophe Durand - Ecrire un commentaire
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