Avec près d’un millier de demandes d’appartements sociaux non-satisfaites et la hausse constante des loyers, la question du logement représente la préoccupation majeure de la plupart des familles ignymontaines. La réponse de nos élus de la majorité municipale : un programme de seulement 7 logements en accession à prix maîtrisé ! Une réaction qui irait dans le bon sens si elle n’était pas si timide et si elle ne renforçait pas les risques spéculatifs.
A la sortie des écoles, aux caisses de Carrefour, dans nos propres familles, qui n’a pas entendu évoquer le coût inaccessible pour les revenus moyens des appartements en vente ou plus grave
encore, les années d’attente pour accéder à un logement social. Le logement est redevenu une préoccupation majeure pour les Français en général et les Ignymontains en particulier. En effet, à
Montigny, en dépit d’un pourcentage de logements sociaux bien supérieur à ceux des villes voisines, près d’un millier de demandes de logements reste sans réponse chaque année.
Une solution est de permettre à des familles qui n’ont pas tout à fait les revenus suffisants pour faire face aux prix du marché de devenir quand même propriétaires et ainsi de libérer un logement social. C’est le principe de l’accession à prix maîtrisé. Il est en effet possible de réaliser dans un même programme immobilier de l’accession classique et de l’accession vendue 20 à 30 % en dessous du prix du marché pour les familles qui ont des revenus moyens. Chaque intervenant faisant un effort financier. Cette nouvelle forme d’accession sociale à la propriété présente de nombreux avantages à la fois pour l’environnement de la ville et pour les nouveaux propriétaires. Elle permet de créer une vraie mixité sociale porteuse d’une véritable qualité de vie et, surtout, elle évite à des familles de payer pendant des dizaines d’années des loyers à fonds perdus. A Montigny, un programme situé à la Croix Blanche est concerné par ce dispositif mais pour seulement 7 logements ! Une approche bien timide au regard de la réalité des besoins.
Tout le monde comprend aisément que sur ce type d’opération, il faut se mettre à l’abri des volontés spéculatives en interdisant notamment la revente du bien au moins dans les cinq premières années d’acquisition. Acheter aujourd’hui 30% en dessous des prix du marché et revendre demain au prix du marché, en se faisant une belle plus-value au passage, même taxée, ne serait pas acceptable ! Cette disposition avait été votée en toute logique en 2007 par le Conseil municipal. Le 17 décembre dernier, coup de théâtre, la majorité décide de retirer cette clause. On se demande encore ce qui motive réellement cette volte face !
Autre piste de réflexion pour réduire la pénurie de logements dans notre ville est de réfléchir avec réalisme et bienveillance au problème de
la sous-occupation des logements sociaux. Il n’est pas rare de voir des couples dont les enfants sont partis, demeurer dans leur premier appartement devenu trop grand pour eux. Bien sur, il ne
s’agit pas de proposer des logements éloignés ou pire, dont le loyer est plus élevé que l’appartement précédent. Il ne s’agit pas non plus de déplacer des personnes âgées ou en situation de
handicap mais de trouver un juste équilibre et de renforcer la solidarité entre les générations. Un grand nombre de villes d’Ile-de-France se sont déjà engagées dans cette voie avec succès en
signant des conventions avec l’Etat et les bailleurs sociaux. Ce n’est pas le cas de Montigny.
Nous sommes donc tous en droit de nous demander pourquoi la majorité municipale s’évertue à dénaturer de manière hasardeuse de bons dispositifs
en faveur de l’accession à prix maîtrisé et pourquoi elle continue à ignorer royalement les mesures pour optimiser le parc de logements sociaux ?
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