Samedi 8 novembre 2008
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Dans le Département du Val d’Oise, comme dans toutes les collectivités, la fin de l'année est
consacrée à l'élaboration du budget. C'est un moment important car les grandes orientations sont arrêtées par les élus et des sommes importantes sont alors affectées à des projets structurants
pour nos territoires.
Avec un budget de 1,2 milliards d'euros, le Val d'Oise fait partie des Départements où les
possibilités d'actions sont assez étendues, mais bien sûr, s'il est correctement géré. Et c'est sur ce dernier point que le bât blesse cette année !
D'abord, il a été demandé aux services du Conseil général de réduire le financement de projets déjà
programmés : pas mois de 100 millions d'euros d'économies à trouver avant la fin de l'année !
Ensuite, le nouveau Président du Conseil général n'a cessé d’ânonner son couplet sur le "désengagement
de l'Etat dans les collectivités", sans jamais aller plus loin dans son propos; ce qui finit par être suspect !
Car il faut quand même savoir que la responsabilité des dépenses du Conseil général ne relève ni du
Président de la République, ni du gouvernement, mais bien d'une seule personne : le Président du Conseil général. Or, depuis 6 mois, le rythme des dépenses de fonctionnement s'est emballé :
cabinet pléthorique, subventions hors dispositif distribuées aux "amis", j’en passe et des meilleurs…
Et si nous n’avions pas encore compris, le Président du Conseil général sort alors sa dernière flèche,
pour expliquer que cette débandade est de la faute de l’ancienne majorité. Ah bon !
L'état dans lequel les socialistes et communistes ont trouvé les finances du Conseil général était
pourtant irréprochable. Le Val d’Oise a longtemps été parmi les départements les mieux administrés : rappelez-vous, la fiscalité y était stable, et, dans le même temps, des investissements
importants et nombreux étaient réalisés. Mais je crois bien que tout ceci soit malheureusement de l’histoire ancienne.
Car bizarrement, je ne peux ôter de mon esprit les discours de ces nouveaux présidents de régions en
2004 qui nous expliquaient, sans sourire, que les anciennes majorités de "droite" avaient pendant des années mal géré leurs régions.
Constat 4 ans plus tard : +35% d’augmentation des impôts
régionaux, multiplication des dépenses de fonctionnement, de communication, de représentation, saupoudrage des subventions aux associations...
Triste destin pour notre Département !
Par Christophe Durand
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