Mardi 30 septembre 2008 2 30 /09 /Sep /2008 00:00
"Alors que les Jeux Olympiques de Pékin ont bénéficié d’une couverture médiatique sans précédent, question tibétaine oblige, les Jeux Paralympiques se sont déroulés du 2 au 17 septembre dans une quasi-clandestinité.

Pourtant, le contexte politique international n’a pas changé ; les infrastructures sportives chinoises utilisées par les sportifs handicapés étaient les mêmes que celles utilisées par les sportifs "ordinaires".

Les médias ont boudé ostensiblement ces Jeux Paralympiques.
Les téléspectateurs du monde entier seraient-ils gênés de voir des sportifs handicapés défendre les couleurs de leur pays ? Je n'ose le croire !

A l’image des catégories qui existent dans les sports de combat, créons des catégories "handicap" pour chaque discipline olympique. Mais ne marginalisons pas davantage les personnes handicapées !"

Et ce n'est pas insurmontable !
Lorsque je présidais le CDFAS (Centre Départemental de Formations et d'Animations Sportives), chaque année le stade couvert était le théâtre d’un spectacle magnifique où handisportifs et valides se partageaient la piste pour disputer dans leur catégorie respective le Meeting International d’Athlétisme.


"Parce qu’un sportif reste un sportif quelles que soient son origine et ses capacités physiques, supprimons les Jeux Paralympiques et offrons toute la place qu’ils méritent aux sportifs handicapés dans l’organisation des Jeux Olympiques !"

Rejoignez sur Facebook le groupe "Intégrons les sportifs handicapés aux Jeux Olympiques !".

Par Christophe Durand - Ecrire un commentaire
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Commentaires

Je n'ai pas entendu le sketch de Stéphane Guillon, et tenterai donc de rester sur un terrain très généraliste.
Cet amuseur public est connu pour avoir un ton très acide et corrosif, donc au-delà de la réelle insulte qu'il aurait pu proférer à l'encontre de sportifs handicapés, si nous nous en tenons au style de Stéphane Guillon .....

Je pense pour ma part, qu'il y a lieu de ne pas s'offusquer dans le cas où sa chronique, fusse t'elle très acide, était en droite ligne avec le style de ses chroniques habituelles.

Je reste convaincue qu'une personne handicapée préfère être brocardée comme les autres, et ne pas ressentir une sorte de condescendance qui la met beaucoup plus mal à l'aise,
qu'une caricature froide, distante qui donnera à l'interressée l'image que l'amuseur public ne la considère pas comme une personne différente et s'adresse à elle comme à n'importe qui d'autre.

Et permet surtout à l'interressé de riposter, de laisser sa répartie si elle le souhaite.
Plutôt que de subir la mièvrerie d'une condescendance coupable, qui montre que l'autre ne nous considère pas comme un individu à part entière, mais plutôt comme une sorte d'animal, de sous-être à protéger ..... A qui ont nirerait à-priori toute capacité de faire face et contre quoi on ne peut se révolter .....
L'autre est tellement convaincu qu'il fait le bien ....
Commentaire n°1 posté par Pounjabi le 19/10/2008 à 16h18

Bonjour,

 

Le mardi 9 septembre 2008, beaucoup de personnes, valides et handicapées, ont été choquées par les propos de la chronique "humoristique"  de Stéphane Guillon sur les Jeux Paralympiques (tranche horaire de Nicolas Demorand animateur du "Sept-dix" sur France-Inter), et aussi et surtout par les rires déplacés des personnes qui étaient présentes dans le studio entre 7h55 et 8h00.

 

Au-delà de toute polémique, des questions importantes demeurent :

-         Une radio du service public peut-elle diffuser de tels propos à une heure de grande écoute, quitte à heurter la sensibilité de certaines personnes qui sont à l'écoute ? Est-ce un exemple à donner à notre jeunesse ?

-         Peut-on rire de tout, n'importe où et n'importe comment ?

-         Une radio du service public peut-elle se permettre de manquer de respect à une partie de son auditoire et ne pas s'excuser ?

-         Est-ce que se moquer des handicapés ferait que leur condition de vie (insertion, déplacement, moyens financiers, emploi, scolarisation,....) irait en s'améliorant ?

-         Au nom de la sacro sainte liberté éditoriale doit-on tout se permettre impunément ? N'y a t-il pas des limites à ne pas dépasser (dans ce cas précis comme dans d'autres) ?

-         Un minimum de correction et de respect ne doit-il pas être de mise sur une radio du service public ?

 

-         Avec plus de médailles que les sportifs valides, les sportifs handicapés ont-ils mérité ce sketch déplacé ?

-         Quelle est la valeur ajoutée de cette chronique pour les jeux paralympiques et la qualité remarquable des participants ?

-         .....

 

Autant de questions et bien d'autres que l'on doit se poser et y apporter des réponses appropriées et intelligentes et ce, que l'on soit journaliste, chroniqueur, amuseur public, professionnel des médias, responsable d'association, ou simple citoyen valide ou handicapé.

 

En attendant, pour les personnes handicapées c'est la "galère" tous les jours.

 

Agissez. Réagissez. Merci de diffusez autour de vous ce "coup de gueule pour la reconnaissance et le respect des personnes handicapées" :

 http://coupdegueule.jimdo.com/

 

Les personnes handicapées ont droit à la reconnaissance et au respect.

 

Merci de votre attention.

Commentaire n°2 posté par ROYERE Jean-Michel le 03/10/2008 à 10h43
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