Après le show et grosse production en point d'orgue de l'opération de communication
« Ma Ville en + », Monsieur Carpentier et sa troupe s'essaient à la tragédie en plein Conseil municipal de mercredi dernier.
Fin de l'Acte 1 : Toutes les délibérations du Conseil municipal ayant été passées en revue, Monsieur Carpentier feint de clore le Conseil. Notre Maire fait mine qu'il est temps de
rejoindre ses pénates car il n'est au courant d'aucune question diverse pouvant lui être posée, a fortiori par un membre de sa majorité. En effet, cette ultime partie de Conseil municipal se
prépare et il est de bon ton de soumettre au Maire sa question ou son intervention par écrit d’autant plus lorsque l’on fait partie de la majorité.
Le rideau tombe.
Acte 2 : Le rideau se relève et là coup de théâtre, à la « grande surprise » de Monsieur Carpentier et de tous les membres de sa
majorité, Monsieur Bernard Mie, adjoint au Maire, veut faire une déclaration devant le Conseil. L'air solennel, la voix éprouvée, l’œil humide, Monsieur Mie commence, en fidèle porte-flingue, son
monologue pour défendre et venger l'offense faite à son Maire.
Il s'indigne magistralement des propos tenus dans la Lettre de Montigny Avenir que j'ai co-signé avec Nathalie Morin et Sylvie Nollot. Il moralise en pointant du doigt et en réprouvant avec
forces ces méthodes politiques indignes, surtout de la part d'un ancien élu. En effet, la situation est grave, voilà ce que nous avons osé écrire et qui cause tant de tourment à Monsieur
l'adjoint au Maire : Après 30 années d’hyper développement commercial de la RD14 sur fond de « les commerces créent de l’emploi » […].La RD14
va devenir une avenue de centre-ville […] débarrassée de toutes ses enseignes. […]. Notre premier magistrat est en pleine crise de schizophrénie
!
Et puis, Bernard Mie se veut plus offensif en soutenant que lorsque j'étais Conseiller général, je ne m'étais jamais exprimé sur l'avenir de la RD 14. Erreur ! Je vous laisse lire un extrait de
ma lettre cantonale de décembre 2002 (http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/27/88/62/Lettre-cantonale-d--cembre-2002.pdf) : Je souhaite
également rappeler la proposition que j'ai co-signée avec le Président du Conseil général François Scellier, d'impliquer tous les acteurs concernés et plus particulièrement les commerces
eux-même. (extrait)
En épilogue et pour le coup de grâce il soutient que ces écrits « indignes » sont inspirés par la rancœur due à ma défaite aux élections cantonales de 2008. Le
Conseil se clôt sur cette belle prestation d'acteur. Il était temps « le drame » se transformait en farce.
Merci à Monsieur Mie de s'intéresser à nous et d'officialiser encore plus notre existence dans la vie publique Ignymontaine. Notre présence inspire les mises en scène en plein Conseil
municipal, qu'il en soit ainsi. Inutile toutefois de s'indigner à chaque fois que nous vous contredirons, car oui, nous le revendiquons, nous faisons et nous continuerons à faire de l'opposition
à chaque fois que vous duperez les Ignymontains.
Pour ce qui est de la rancœur due à ma défaite aux élections cantonales, je crois qu'elle est n'existe que dans la tête de Monsieur Mie. Je me trouve au contraire dans d'excellentes dispositions
mentales pour aller de l'avant politiquement avec toutes celles et tous ceux qui veulent un vrai changement à Montigny.
Mais ce qui est le plus grave, c’est que rien sur le fond du dossier de la RD 14 n'a été évoqué. Monsieur Bernard Mie a soigneusement
évité de parler des risques que ce projet provoque.
Rien sur les centaines d'emplois qui pourraient disparaître à Montigny,
rien sur les commerçants qui doivent avoir une visibilité sur le futur de leur activité,
rien sur les propriétaires riverains qui voient leur propriété devenir invendable,
rien sur les risques d'expropriation... C'est sur tous ces points que nous aurions aimé avoir des réponses de la part de l'adjoint
qui s’est occupé de l’aménagement et des voiries à Montigny pendant de longues années…
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